Il est évident que le secteur a beaucoup souffert de la crise sanitaire et il est très ardu d’émettre des projections quant à la reprise d’une activité normale.

Agnès Parmentier, représentante des loueurs indépendants au CNPA souligne :

Si nous notons actuellement une reprise de l’activité, ce regain ne compensera pas les pertes accumulées depuis le début du confinement. Au-delà du tourisme, les changements de pratiques, avec par exemple un usage plus prononcé du vélo en ville ou une généralisation des réunions en visio plutôt que des séminaires, sont des sources d’inquiétudes .https://www.bfmtv.com/auto/les-loueurs-de-voitures-en-difficulte-pour-se-relancer-apres-le-coronavirus_AN-202006300002.html 

Selon le journal « Le Monde », l’Etat a dû organiser un plan de sauvetage du groupe Europcar, et ce même, si ce dernier avait pris toutes les mesures nécessaires en mettant en place le chômage partiel et la renégociation de ces loyers auprès des constructeurs automobiles. La situation est, donc, critique pour bon nombre d’enseignes de location et ce, même, si des mesures coercitives sont engagées.

Quelles solutions peuvent-être envisagées ?

Il est certain que l’après crise amènera une refonte des pratiques du secteur, ce dernier devra s’adapter et capter de nouvelles parts de marché.

Pour se faire, il faudra être novateur et anticiper les besoins des usagers.

Nous pensons que l’une des solutions a, déjà, émergé via le développement de la location en libre-service comme le pratique, déjà, bon nombre d’acteurs majeurs de la location : Ada-mobility, Ubeequo (Europcar), Hertz (24/7), Click and Go (Avis), Presto (Rentacar)…cette liste étant non-exhaustive.

Les avantages de la location en libre-service ?

La location en libre-service permet aux clients d’être autonomes, d’effectuer leurs réservations en quelques clics, d’avoir un service de proximité 24/24 et 7/7 sans attente et la souplesse de louer à l’heure, à la demi-journée, à la journée selon leurs besoins ponctuels.

La LLS apporte une solution de mobilité attractive, une alternative à la possession d’un véhicule et un service que n’offre pas la location entre particuliers.

Le loueur, quant à lui, s’offre des agences virtuelles : en créant des points de location au plus proche des besoins du terrain et peut, ainsi, créer des partenariats avec des entreprises générant un flux de clients potentiels non-négligeable. Mettre en place la location en libre-service présente, aussi, l’avantage de réduire les coûts de fonctionnement liés à une agence physique, puisque, tout le process est digitalisé : de la réservation, au paiement, en passant par l’état des lieux, la facturation, le contrat….etc.

Il nous semble évident que cette solution est une alternative à envisager afin de permettre aux loueurs de développer et d’optimiser leur activité.